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166 -Mot du Président

Des cadeaux pour les riches, des sacrifices supplémentaires pour les pauvres


Le Conseil d’Etat propose une réforme fiscale qui coûtera plus de 120 millions de francs. Dans son rapport, il souligne que tous les contribuables profiteront de cette baisse fiscale.

Cette affirmation est vraie, mais incomplète. En effet, les personnes ayant un revenu très modeste économiseront quelques dizaines de francs par année, alors que les plus riches et les grosses entreprises verront leur bordereau d’impôt diminuer de plusieurs milliers de francs. Et on appelle ça une bonne solution! Les salariés, les indépendants et les retraités sont taxés sur l’ensemble de leurs revenus. Les actionnaires, eux, sont de grands privilégiés : ils ne doivent acquitter leur impôt que sur la moitié de leurs dividendes.
L’exécutif cantonal vise l’équilibre des comptes en 2020. Pertes fiscales + déficit de l’année 2017 représentent une somme de 175 millions de francs qu’il faudra trouver ou économiser. Ne soyons pas naïfs : c’est les plus démunis qui devront passer à la caisse et à qui on demandera beaucoup plus que les quelques francs d’impôt épargnés.
Le mauvais exemple a déjà été donné au budget 2019 : 5000 personnes ne toucheront plus de subsides pour les primes de l’assurance-maladie et l’argent personnel des personnes placées dans un home sera diminué pour la quatrième fois. Dans Arcinfo, le député Fabien Fivaz affirme : « Il ne faut pas prendre aux pauvres pour donner aux plus pauvres. Nous refusons la politique des vases communicants entre les plus démunis. »
Cette déclaration doit nous interroger sur la politique du gouvernement qui est basée sur le chantage des entreprises et des riches qui menacent d’aller sous des cieux fiscaux plus cléments. Tous les partis prétendent réduire l’écart qui sépare
les riches et les pauvres mais certains d’entre eux prennent systématiquement des décisions qui élargissent ce fossé. L’AVIVO sera attentive aux votes des élus et s’opposera énergiquement à toute nouvelle coupe sociale.

Rémy Cosandey