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N°  4   173 - Assemblée des délégués 2020
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N°  1   165 Hiver - AVIVO & AVS 70 ans

176 - Le mot du comité suisse

Vérités sur la prévoyance vieillesse

 

L’article 111 de la Constitution fédérale précise que la prévoyance vieillesse repose sur trois piliers: l’AVS, la prévoyance professionnelle (soit les caisses de pension) et la prévoyance individuelle. On peut écarter cette dernière car les personnes qui ont des revenus moyens ou modestes n’ont pas la possibilité de mettre de l’argent de côté.
Comme le précise le communiqué du comité suisse de l’AVIVO, l’AVS est une assurance solidaire qui, toujours selon la Constitution fédérale, devrait «permettre de couvrir les besoins vitaux de manière appropriée». Contrairement aux affirmations colportées par les milieux patronaux et certains partis politiques, les comptes de l’AVS se portent plutôt bien: de 2000 à 2009, seules deux années ont été déficitaires; sur cette période, le capital a augmenté de 13 milliards de francs. Pour les années 2010 à 2019, l’augmentation du capital a été de 7 milliards.
Depuis plus de 40 ans, les cotisations n’ont pratiquement pas augmenté et les rentes sont indexées tous les deux ans à l’augmentation du coût de la vie. 
Il n’en est malheureusement pas de même pour le deuxième pilier: les cotisations ont presque doublé en quelques années, le taux de conversion a passé de 7,2 à 6,8 et il est question de le fixer à 6. Cela veut dire que pour un capital économisé de 100.000 francs, la rente passera de 7200 à 6000 francs par année, soit une baisse de 16,67%. Heureusement, la loi garantit le maintien des rentes actuelles. De plus, la grande majorité des caisses n’accordent pas la compensation du coût de la vie. Par exemple, les rentes de la caisse prévoyance.ne, à laquelle plusieurs milliers de Neuchâtelois sont affiliés, sont inchangées depuis plus de 15 ans. 
La majorité de droite qui dirige le pays n’a pas envie de changer le système car les mille milliards des caisses de pensions permettent aux banques, aux assurances, aux avocats d’affaires et à quelques autres spéculateurs de s’octroyer des revenus très confortables, que ce soit sous forme de frais généraux ou de prestations diverses.
Il est plus facile de faire croire que l’AVS va mal et qu’il est essentiel de trouver de nouvelles recettes sur le dos des femmes. On parle toujours du vieillissement de la population et du nombre toujours plus important de retraités par rapport aux actifs qui financent l’AVS, mais on ne parle jamais des immenses plus-values qui résultent de la très forte augmentation de la productivité. Et on oublie que les dividendes, qui sont pourtant des revenus, ne sont pas soumis à l’AVS.
Il serait justifié que les parlementairesfédéraux ne puissent pas avoir des intérêts dans des assurances ou des caisses maladie. Ils seraient ainsi libres de défendre les assurés plutôt que ceux qui les pressurent.


Gloria Barbezat et Rémy Cosandey

 

 

 


Communiqué de presse adopté le 10 juin
2021 par le comité suisse de l’AVIVO

Parodie d’égalité et camouflet pour les
femmes

 

 

Par pure idéologie et sans égard pour l’iniquité qui frappe les femmes en activité ou à la retraite, la majorité du Conseil national a voté par 124 voix contre 69 l’augmentation à 65 ans de l’âge de la retraite des femmes. L’AVIVO, qui défend l’AVS depuis plus de 70 ans, est indignée par cette décision. Plus de 300 000 personnes avaient signé une farouche opposition à cette augmentation, comme d’ailleurs le peuple à plusieurs reprises. Car la réalité de la situation qui péjore les femmes au niveau des salaires et des rentes est incontestable.
Les complexes et alambiquées compensations décidées ou encore en discussion ne calment pas la colère de l’AVIVO qui soutiendra un référendum. L’AVIVO n’acceptera pas non plus un bricolage qui mettrait en danger l’universalité du système de l’AVS.
On laisse croire que l’AVS court un danger depuis des lustres, alors que depuis dix ans le fonds AVS a été huit fois  largement bénéficiaire. C’est dû au système exemplaire de l’AVS, sûr, transparent et solidaire. En revanche, le périlleux 2e pilier qui accumule mille milliards de capital ne fait que baisser systématiquement les futures rentes.
L’AVIVO préconise depuis longtemps que l’on glisse la part obligatoire de la LPP dans le premier pilier, l’AVS, tout en garantissant les droits acquis. Une solution simple mais peut-être trop solidaire pour les thuriféraires de l’augmentation de l’âge de la retraite?


Christiane Jaquet, présidente