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178 - Le mot du comité suisse

La politique sans les personnes concernées...

 

Bea Heim, présidente de la FARES (Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse), dont l’AVIVO est membre, a écrit ces lignes « Récemment, l’ASSH, l'Académie Suisse des sciences humaines et sociales, conviait les personnes intéressées à un colloque intitulé « Environnements favorables aux aînés : espaces sociaux et d’habitat pour toutes et tous ! ». Je ne peux que me rallier à un tel intitulé, car il jette une lumière tellement différente sur la vieillesse que ce que colportent les médias, tellement différente que ce qui est politiquement débattu au plan national, où il est avant tout question de coûts. Or l’augmentation de l’espérance de vie, la plupart du temps avec le maintien d’une bonne santé – de quoi se réjouir – est un grand progrès et – bien sûr, comme tout changement sociétal – un défi passionnant.
La question est de savoir comment, en tant que société, nous affrontons les défis posés par la longévité humaine.  Comment nous profitons des chances qui lui sont liées. Comment nous profitons de la contribution qu’apportent, aimeraient et pourraient apporter les aîné-e-s au fonctionnement de la société. Qu’en est-il de la valeur accordée à ce potentiel aux plans économique et politique ? L’étude, qui porte le même titre que le colloque précité, dit clairement  qu’elle est jugée trop faible. La majorité des cantons et des communes n’offre aucune possibilité aux seniors de participer directement à la vie publique, même pas en matière de politique de la vieillesse.
La politique de la vieillesse sans les aîné-e-s, sans celles et ceux qui savent ce que les gens de cet âge aimeraient et ce dont ils ont besoin, sans celles et ceux qui savent à quel point la « vieillesse » est diverse ? Il y a d’abord lieu de se demander si tout cela est bien judicieux… La politique sans les personnes concernées, à quel point est-ce démocratique ? De toute façon, c’est le contraire de la participation à la vie sociale, le contraire du respect et de l’estime. Les pouvoirs publics ratent ici l’occasion de mettre à profit des ressources importantes, comme l’engagement et la disponibilité à partager les responsabilités et à être solidaires.
Il faut que cela change ! C’est pourquoi la FARES lutte pour une politique de l’engagement qui n’exclut personne et garantit à chacun et chacune, indépendamment de son âge, la possibilité de participer activement à la vie sociale, dans le dialogue intergénérationnel ».
L’AVIVO partage entièrement ce point de vue. Elle rappelle aussi qu’elle devra se battre pour obtenir une treizième rente AVS, l’initiative populaire la réclamant ayant été nettement refusée par le Conseil national. L’AVIVO a plus que jamais sa raison d’être.


Gloria Barbezat