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N° 21 152 - Le billet du président
N° 20 151 - Le billet du président
N° 19 151 - Assurance pour soins dentaires
N° 18 Initiative soins dentaires
N° 17 HEIDI DENEYS
N° 16 150 - Le billet du président
N° 15 Pour que les ainés puissent rester à domicile
N° 14 149 - Le billet du président
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N° 12 148 - Le billet du président
N° 11 L hospitalisation de nos aînés
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N°  9   147 - Le billet du président
N°  8   146 - Le billet du président
N°  7   145 - Le billet du président
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N°  5   Nouvelles du comité suisse
N°  4   Journée internationale des personnes âgées
N°  3   Vivre son existence en paix chez soi
N°  2   Le comité suisse de l’AVIVO défend plus que jamais les aînés
N°  1   prestations complémentaires

149 - Le billet du président

Menaces sur les assurances sociales

 

Le peuple suisse a refusé l’initiative pour une caisse-maladie publique, alors que tous les cantons francophones l’ont accepté. Röstigraben ou autre vision du rôle de l’Etat ? Une chose est certaine: une fois de plus, les adversaires de l’initiative ont eu recours à la peur, à l’argent (celui de nos primes!) et au mensonge. Mais n’épiloguons pas sur le résultat: dans une démocratie, le peuple (même s’il est anesthésié) a toujours raison.

Autre sujet encore plus grave: plusieurs milieux de droite remettent en cause les principes de l’AVS, qui est l’assurance la plus sociale de Suisse. Ils voudraient développer le deuxième pilier (caisses de pension) et le troisième (épargne personnelle) au détriment du premier. Une fois de plus, on s’attaque aux plus modestes.

ll y a en Suisse davantage de millionnaires (plus de 300.000) que de personnes bénéficiant de l’aide complémentaire. Un reportage diffusé au journal de 19h30 de la RTS, le 30 septembre dernier, montre que 53% des millionnaires sont des retraités. De ce chiffre, on tire des conclusions en disant que la fortune moyenne est élevée. C’est oublier que plusieurs centaines de milliers de personnes (800.000 selon Caritas et le CSP) vivent sous le seuil de pauvreté.

L’écart entre les riches et les pauvres, loin de se résorber, s’élargit toujours davantage et menace gravement la paix sociale en Suisse.

Dans le canton de Neuchâtel, l’heure est aux économies. Pour la première fois depuis 1848, le gouvernement est composé majoritairement d’élus du parti socialiste. On attendait d’eux qu’ils protègent prioritairement les plus faibles. Stupéfaction donc en découvrant que le Conseil d’Etat fait des cadeaux fiscaux aux riches et diminue les prestations de l’aide complémentaire.

L’AVIVO a écrit au gouvernement neuchâtelois pour dire qu’il appliquait une politique contraire à la Constitution neuchâteloise. En effet, dans le préambule, il est fait mention d’une collectivité vivante, unie, solidaire et ouverte au monde. L’article 13 précise: «Toute personne dans le besoin a droit à un logis, aux soins médicaux nécessaires et aux moyens indispensables au maintien de sa dignité».

Question aux autorités cantonales: peut-on parler de dignité à des personnes qui ont moins de 2500 francs par mois pour vivre? Il est temps que nos dirigeants ouvrent les yeux, cessent de raisonner uniquement avec des chiffres et découvrent la montée de la misère en Suisse.

Rémy Cosandey