N° 18 160 - Le soliloque du Grincheux
N° 17 158 - Que sont les prestations complémentaires
N° 16 158 - Coût de la santé
N° 15 157 - Le soliloque du Grincheux
N° 14 155 - Le Soliloque du Grincheux
N° 13 153 - Les conducteurs âgés sous la loupe
N° 12 153 - Il manquait la plume !
N° 11 152 - Le soliloque du Grincheux
N° 10 152 - Grands-parents pour le climat
N°  9   151 - Le soliloque du Grincheux
N°  8   151 - L Etat tique
N°  7   150 - Le soliloque du Grincheux
N°  6   Les plus démunis
N°  5   149 - Le soliloque du Grincheux
N°  4   149 - Christiane Jaquet-Berger
N°  3   Assurance-maladie
N°  2   148 - Oui ou Non - Christiane Jaquet-Berger
N°  1   146 - Christiane Jaquet-Berger

Les plus démunis

ASSOCIATION SUISSE DE DEFENSE
DES RENTIERS AVS/AI ET PRERETRAITES

Comité cantonal neuchâtelois 

 

Communiqué de presse

(fin octobre 2014)

 

Les plus démunis doivent être épargnés

par les mesures d’économies de l’Etat

 

L’AVIVO, association de défense des aînés qui compte 3000 membres dans le canton de Neuchâtel, a pris connaissance de l’intention du Conseil d’Etat de diminuer le montant pour les dépenses personnelles des résidents dans les homes du canton. Cette somme, qui était initialement de 300 francs par mois, a été abaissée à 275 francs et l’exécutif envisage maintenant de la fixer à 260 francs.

Nous connaissons la situation difficile des finances cantonales et sommes au courant des économies de 160 millions qui sont réclamés par les partis de droite du Grand Conseil. Nous regrettons vivement cette position doctrinaire de la part de partis qui ont détenus la majorité au Grand Conseil pendant 158 des 166 années d’existence du canton de Neuchâtel.

Nous déplorons aussi qu’un gouvernement à majorité socialiste taille dans une prestation sociale alors que le préambule de la Constitution cantonale fait mention d’une collectivité vivante, unie, solidaire et ouverte au monde. L’article 13 de cette même constitution précise: «Toute personne dans le besoin a droit à un logis, aux soins médicaux nécessaires et aux moyens indispensables au maintien de sa dignité». Question au Conseil d’Etat neuchâtelois: peut-on parler de dignité à des personnes qui ont moins de 2500 francs par mois pour vivre?

Il est temps que nos dirigeants ouvrent les yeux, cessent de raisonner uniquement avec des chiffres et des moyennes et découvrent la montée de la misère en Suisse. Il est temps surtout que les autorités cessent de faire des cadeaux somptuaires aux gros contribuables et demandent simultanément des sacrifices importants aux plus démunis, déjà défavorisés par la calculation de l’indice des prix à la consommation qui ne tient pas compte des primes de l’assurance-maladie. Nous avons toujours défendu la paix sociale en Suisse. Ajoutées à d’autres, les propositions du Conseil d’Etat menacent ce principe.

Dans un récent article, un journaliste de l’hebdomadaire Marianne écrivait: «La nature du pouvoir est de sauver – et de sauver d’abord ceux qui n’ont rien: les pauvres. Renoncer à exercer le pouvoir en préservant les pauvres de l’infortune, se contenter de l’occuper en assurant la fortune des riches, c’est le dénaturer». L’AVIVO estime que les partis politiques représentés au Grand Conseil feraient bien de méditer cette citation avant de voter le budget 2015.

 

Rémy Cosandey

Président cantonal de l’AVIVO