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150 - Le soliloque du Grincheux

Tous riches, vraiment ?

On a pu lire récemment dans la rubrique économique des médias qu’en Suisse les ménages disposaient en moyenne d’un revenu de 7112 francs par mois en 2012 après déduction des dépenses obligatoires comme les impôts.

On apprend qu’une année auparavant ce revenu était de 362 francs inférieurs, et que la tendance générale est donc à la hausse. Suit une succession de chiffres aussi risibles qu’absurdes.

Nul besoin de les aligner pour comprendre que ce genre de statistique ne reflète qu’illusions. D’abord pour atteindre ce chiffre il faut que les deux parents travaillent et qu’après avoir déduit les frais courants, à commencer par le loyer et les assurances, il ne reste pas tant que cela pour les vacances, les loisirs et l’épargne.

Ensuite il faudrait prendre en considération, pour une approche plus réaliste, des ménages de personnes seules et des ménages monoparentaux. On arriverait très rapidement à constater que les suisses ne sont pas aussi riches qu’on peut le croire ou qu’on veut nous le faire croire.

Car nombreux sont ceux qui vers la fin du mois grattent les fonds de tiroirs et attendent avec impatience le versement de leur salaire ou de leur rente.

Que ceux qui n’en connaissent point me lancent la première liasse.

Ce genre de statistiques ne peut qu’engendrer amertume et rancœur. Dans ce cas les revenus des gens riches ou très riches sont mélangés avec ceux des gens pauvres ou très pauvres pour en faire une moyenne. C’est l’effet des vases communicants et c’est pour cela que ces statistiques doivent être abordées avec prudence et méfiance car c’est bien connu, les statistiques, c'est comme les bikinis : ça donne des idées mais ça cache l'essentiel !

Mais nous sommes quand même bienheureux de savoir que nous sommes tous faux riches ou vrais pauvres et quand même tous fauchés à la fin du mois.

 « La journée du pauvre dure une année et l'année du riche dure une journée. » 

(Nacer Khémir)

Le grincheux : C.L.