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N°  1   153 - Les conducteurs âgés sous la loupe

168 - Page climat

La terre tourne de la boule

Depuis le milieu des années 1980, l’atmosphère offre la tournée générale de degrés en trop, de quoi saouler la biodiversité. En clair, l’avenir s’assombrit et le conte des mille et une nuits vire au cauchemar, il commence à ne plus tourner rond. 
C’était le bon vieux temps, l’homo sapiens pouvait se réjouir d’un climat enfi n à son pied. Une belle époque bien sûr chiffonnée par de multiples guerres, certains illuminés ayant eu un fâcheux penchant à essayer leurs joujoux de fer et de feu pour tenter de dominer la planète. 
Pour atteindre sa déjà regrettée embellie climatique, il faut dire que la belle boule bleue avait mis quatre milliards et demi d’années pour se mettre sur son trente et un, hésitant sans cesse entre le chaud et le glacial. Les nids de poule ont été nombreux sur son chemin et les accidents de circulation n’ont pas manqué. Des astéroïdes de tout poil ont cabossé sa carrosserie, des comètes un peu curieuses se sont penchées sur le berceau sans oublier les coups de  sang internes, de furieuses éruptions volcaniques.
Le patient n’étant plus très patient, il faut des décisions mais ne comptez guère sur les grands décideurs économiques et politiques. Les premiers sont la tête dans le guidon de la croissance à outrance et les seconds plutôt préoccupés  par leur prochaine élection lorsqu’il y en a une. Il est vrai que prendre des caps lorsque les résultats se font attendre  20 ou 30 ans du fait de l’inertie de la machine climatique a de quoi déboussoler.
Il y a pourtant de l’orage dans l’air : le thermomètre transpire partout, les gros ice-creams dégoulinent autour des pôles, le pergélisol prend l’eau, etc. Pour limiter la fi èvre, les remèdes sont connus mais bien cachés sous le tapis.

On vous culpabilise avec votre précieuse bagnole (dont vous n’avez pas construit  le moteur) et le chauffage de votre maison passoire sans oublier de vous rappeler les petits gestes quotidiens qui sauvent.
S’y atteler est mieux qu’un sparadrap sur une jambe de bois mais qui osera s’attaquer frontalement aux grands défis : la démographie mondiale, redimensionner le cheptel bovin, exploiter avec parcimonie les ressources terrestres et maritimes, limiter la pollution des avions de ligne ainsi que des cargos et paquebots qui parcourent le monde, revoir certaines industries très énergivores, stopper la déforestation à grande échelle sur certains continents, repenser les « biens » de consommation, etc. Tout un programme, bon courage et bonne réussite !

Jean-François Rumley
Juin 2019