N° 25 172 - Rien qu'un prénom
N° 24 172 - Pas un dialogue de sourd
N° 23 172 - C'était le bon vieux temps
N° 22 171 - Reportage - On est complètement toqué
N° 21 171 - Reportage - Appart-Ages
N° 20 168 - Fil d'Ari(h)ane
N° 19 168 - Vice-présidente La Chaux-de-Fonds
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N° 13 168 - Parole aux jeunes
N° 12 168 - Page climat
N° 11 166 - Un homme du peuple
N° 10 165 Hiver - Suite d'une histoire au 10b
N°  9   165 Hiver - Hommage à Roland
N°  8   165 Hiver - Entretien avec
N°  7   162 - Reportage Noël 2017
N°  6   160 - Le soliloque du Grincheux
N°  5   158 - Que sont les prestations complémentaires
N°  4   158 - Coût de la santé
N°  3   157 - Le soliloque du Grincheux
N°  2   155 - Le Soliloque du Grincheux
N°  1   153 - Les conducteurs âgés sous la loupe

168 - Parole aux jeunes

L’heure est au débat


Les parlementaires s’expriment sans détours. Les mains se lèvent. Les propos s’enhardissent. Les bouteilles d’eau circulent d’une lèvre à l’autre. La chaleur ne les plombera décidemment pas. Chloé, La présidente du Parlement des Jeunes de la ville de Neuchâtel mène les débats. Les revendications prennent une tournure sympa. Les chaises, que l’agitation de quelques propriétaires perturbe, décident de grincer d’impatience. Le bout de la séance se profile. Une grillade guette les presque adultes sauf que !

Connaissez-vous l’Avivo ? Plusieurs paires d’yeux fixent à tour de rôle le plafond et la personne qui leur rappelle que les vieux sont également curieux. « Ce ne serait pas le canard que j’ai vu chez mes grands-parents ? » Si fait. Et alors,  qu’en pensez-vous ? « Pas grand-chose, je n’ai fait que le feuilleter. » Est-ce Nicolas, Maël, Amandine ou encore Chloé qui enchaîne ? Peu importe. Le dialogue s’instaure. Franc, sans détour, sans fioriture. La parole leur appartient. Qu’ont-ils à nous raconter. « La génération des plus de 60 ans a beaucoup à nous apprendre. Vous êtes la force d’un pays et  vous avez encore plein de choses à nous transmettre ! » Oh merci, c’est aimable. « C’est néanmoins triste que votre  savoir disparaisse. »

Le fossé se vêt d’informatique. De fuite en avant. « Tout, aujourd’hui va tellement vite que nous sommes, nous aussi  rapidement largués. Il serait juste navrant que votre vécu se perde dans les limbes de la vie moderne ! »

Et l’AVS dans tout ça

C’est une autre histoire. Et celle-là concerne déjà Amandine. Universitaire mais déjà travailleuse, la jeune femme ne cache qu’à moitié son désenchantement. « En ce moment j’ai deux jobs à temps partiel. Et je dois payer l’AVS ! » Le côté pessimiste du système social n’échappe pas aux jeunes parlementaires. Arriveront-ils à toucher la manne sacrée ? La question est posée. La réponse se perd dans l’aura de leurs jeunes années.
Les vieux, la solitude, l’oubli, leur font oublier leurs presque futures préoccupations. La requête de Chloé fuse. « En tous cas, n’omettez pas de nous transmettre vos recettes culinaires. Les mets que vous mitonnez sont tellement succulents  qu’il serait impensable de partir avec ! » Il n’en est pas question Chloé, notre savoir vous appartient déjà.

Le climat réchauffe à son tour l’ambiance. « Ce n’est pas de votre faute si nous en sommes là. Mais vous êtes tout de même la génération pourvoyeuse à outrance ! » C’est vrai. Même si le ton se fait plus doux, la culpabilité flotte. « Serons-nous blâmés à notre tour ? » La remarque de Maël rejoint la pente croissante du système. La technologie, la communication, les déplacements ne laissent pas non plus le jeune gars insensible. « Ce n’est pas un reproche, mais il est grand temps de ne pas les oublier ! »

On les aime. Et ils nous le rendent vraiment. La solitude d’une partie d’entre nous les interpelle. La famille, ses liens, la tendresse qui nous lie reprend le dessus. Ils voudraient tellement partager. Tellement nous entendre raconter. Tellement savoir qu’ils envahiront toujours notre existence que les mots ne suffisent plus. Et si, seuls, les regards et les sourires nous unissent encore un instant, leurs mains et leurs joues se tendent déjà pour que, jamais, nous n’oubliions que la jeunesse est magnifique. Tellement même, qu’une partie d’entre elle a accepté d’être présente lors du 70e anniversaire.

Christiane Meroni

Le parlement des Jeunes

Le Parlement des Jeunes de la ville de Neuchâtel (PJNE) existe depuis 1992. Il contribue à la mise en place de projets pour et/ou par les jeunes. Cela leur permet de s’investir dans la vie de la cité et de contribuer aux actions et à la politique de la jeunesse.
Le PJNE rend possible leurs revendications. Il les autorise à créer des évènements et des projets suivant leurs centres md’intérêts. Le PJNE est à leur écoute. Il dispose d’un budget destiné à soutenir financièrement d’autres organisations dans leurs projets. Le PJNE est l’endroit qui permet à chacun de se faire un réseau amical. Une équipe qui s’entend bien est une équipe gagnante. C’est aussi l’endroit idéal pour concrétiser ses idées avec l’aide et l’expérience d’autres jeunes parlementaires.

CM