N° 25 172 - Rien qu'un prénom
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N°  6   160 - Le soliloque du Grincheux
N°  5   158 - Que sont les prestations complémentaires
N°  4   158 - Coût de la santé
N°  3   157 - Le soliloque du Grincheux
N°  2   155 - Le Soliloque du Grincheux
N°  1   153 - Les conducteurs âgés sous la loupe

168 - Président du Locle

Militant, globe-trotter et...

Il n’a pas, mais pas envie du tout de baisser les bras ! Il prend en pleine face la fragilité. Celle des plus faibles, celle des aînés. Sa fi erté sociale est ici toute locloise. « Outre les prestations complémentaires fédérales, nos retraités qui, après une vie de travail n’ont souvent que quelques miettes à se mettre sous la dent pour s’en sortir, peuvent compter sur une deuxième aide, communale cette fois. » Les mots s’entrechoquent. La voix ne faiblit pas. « Je reste convaincu, bien que les choses avancent, qu’une partie de la société représentée par nos retraités se fragilise. »Denis de la Reussille retire sa casquette de conseiller communal, soulève celle d’élu au Conseil national, sort de sa poche celle de grand conseiller neuchâtelois qu’il revêtait juste avant de filer sur Berne et se couvre de celle de président de la section de l’Avivo du Locle avant de confier :

« Mon ADN est constitué de politique. Mes parents ont immanquablement dû en parler en me concevant ! » Les notes de musique ne sont pas wagnériennes. Même quand il reconnaît l’éternelle rivalité entre le Haut et le Bas, Mozart  s’impose. « C’est un vrai problème d’investissement cantonal. Mais je reste très attaché à la diversité de notre canton. »

Le foot en notes de fond

Après une petite montée d’adrénaline contre certaines réalités, le loclois, pourtant d’adoption « je suis né à La Chaux-de-Fonds et j’y ai suivi tout mon cursus scolaire, » ouvre son livre personnel de vie. La page où il jouait au foot à  Etoile, puis en ligue nationale B, au Locle, est cochée. Celle où, à 18 ans déjà, il tapait le pavé parisien pour  soutenir Mandela ou pour s’indigner contre le nucléaire est quasi arrachée. Un sacré bouquin qui, quand il le pose, s’ouvre aussitôt sur des écrits de voyages (La Namibie, Cuba…) et de randonnées pédestres desquelles émane aussitôt une odeur de champignons. Celles concernant l’Avivo semblent moins froissées. « C’est normal, puisque  militant déjà avec Frédéric Blaser, je connaissais presque toutes les pierres qui jalonnaient le chemin ! »

Aujourd’hui, Denis de la Reussille occupe 50% de son temps professionnel à sillonner la route locloise de conseiller  communal. Les autres 50%, c’est sur les chemins bernois qu’il use la semelle de son sacerdoce politique. La roue n’a pas fi ni de tourner. Deux garçons de 15 et 18 ans comptent encore pouvoir s’opposer à leur père. Entre la frénésie de consommation qui s’est emparée du monde actuel et l’avenir professionnel des jeunes aujourd’hui, les points figurant à l’ordre du jour ne pourront sans doute pas tous être traités en une fois. D’autant que ce père attentif a encore eu le temps de savoir « pour qui sonnait le glas » et que l’écrivaine Valérie Perrin lui suggère, elle, qu’il faut encore « changer l’eau des fleurs ».
 

Christiane Meroni