N° 25 172 - Rien qu'un prénom
N° 24 172 - Pas un dialogue de sourd
N° 23 172 - C'était le bon vieux temps
N° 22 171 - Reportage - On est complètement toqué
N° 21 171 - Reportage - Appart-Ages
N° 20 168 - Fil d'Ari(h)ane
N° 19 168 - Vice-présidente La Chaux-de-Fonds
N° 18 168 - Rédacteur du bulletin
N° 17 168 - Présidente du Val-de-Travers
N° 16 168 - Présidente de Neuchâtel
N° 15 168 - Président du Locle
N° 14 168 - Président cantonal
N° 13 168 - Parole aux jeunes
N° 12 168 - Page climat
N° 11 166 - Un homme du peuple
N° 10 165 Hiver - Suite d'une histoire au 10b
N°  9   165 Hiver - Hommage à Roland
N°  8   165 Hiver - Entretien avec
N°  7   162 - Reportage Noël 2017
N°  6   160 - Le soliloque du Grincheux
N°  5   158 - Que sont les prestations complémentaires
N°  4   158 - Coût de la santé
N°  3   157 - Le soliloque du Grincheux
N°  2   155 - Le Soliloque du Grincheux
N°  1   153 - Les conducteurs âgés sous la loupe

172 - Rien qu'un prénom

"Rien qu'un prénom, point barre"

 

Pourquoi ? Pour qui ? « Pour tous ceux qui en ont urgemment besoin et dont on garantit l’anonymat. » Directeur du Dispensaire des Rues, rue Fleury 22 à Neuchâtel, François Dreyer, moteur et ADN du lieu, se confie. « La covid 19 n’a été qu’un révélateur. » Mais de taille ! Ce satané virus tétanise toujours les personnes isolées socialement et, ou fragilisées par leur trajectoire de vie et tous les bénévoles qui gravitent autour de cet indispensable havre de paix. « Nous avons immédiatement mis en place un filet social. Deux semaines après, soit le 25 mai dernier, une permanence téléphonique était opérationnelle. » Et ça a marché. Les coups de fils furent, et sont encore longs mais qualitatifs. A ce jour, le dispensaire ouvre ses portes tous les mercredis après-midi pour une distribution de nourriture. « Nous avons si peu de place que nous avons remplacé la nourriture par un bon d’une valeur de 20 à 30 francs. Les commerçants de la place jouent magnifiquement le jeu » se réjouit François Dreyer qui doit néanmoins réussir à réunir quelque 10'000 francs chaque mois pour pouvoir aider la centaine de personnes qui, aujourd’hui, ne compte presque que sur son association.

Né en 1854
Ouvert quatre après-midis par semaine en temps normal, le Dispensaire des Rues est une association indépendante et bénévole ouverte sous sa forme actuelle depuis 2000. Sa naissance remonte néanmoins à 1854. Le monde ne se refait pas ! Inscrit au registre du commerce depuis 1907, le lieu propose une multitude de prestations. Outre la gratuité « ou un prix symbolique », le Dispensaire des Rues offre des soins prodigués par un personnel infirmier professionnel. Accueil, écoute, coin café, douche, buanderie, salon de coiffure, intégration et référencement vers différentes  prestations composent presque journellement son menu.

Conserver sa liberté
Le dispensaire enregistre près de 4500 visites par année et plus de 1200 consultations infirmières. Ses ressources ne sont assurées que par les dons récoltés et grâce aussi au revenu de son patrimoine. Il collabore avec les institutions publiques et les milieux privés du domaine de la santé du canton. « Notre budget tourne autour de 90'000 francs par année. Un socle de personnes, dont un noyau de personnes âgées, viennent régulièrement. Nous avons aussi de la mouvance. Nous accueillons, sans discrimination et dans le plus total anonymat, tous ceux qui ont passé au travers du filet social. »


Christiane Meroni