N° 18 179 - Des temps d'antan
N° 17 178 - Ulysse ou l'Odyssée
N° 16 178 - Il était une fois
N° 15 177 - Presque le Paradis
N° 14 177 - On n'arrête pas le vent
N° 13 177 - Des chiffres et des zéros
N° 12 176 - Tranche de vie
N° 11 176 - Reportage L'hirondelle
N° 10 176 - Crise climatique
N°  9   174 - L'âge a ses raisons
N°  8   174 - Chasseur de nuages
N°  7   173 - Retraite bien méritée
N°  6   173 - Confinement
N°  5   172 - Rien qu'un prénom
N°  4   172 - Pas un dialogue de sourd
N°  3   172 - C'était le bon vieux temps
N°  2   171 - Reportage - On est complètement toqué
N°  1   171 - Reportage - Appart-Ages

179 - Des temps d'antan

Des temps d’antan…


En météo, le beau temps est juste un intermède. En picotant dans les mille dernières années que les clio-climatologues ont pu reconstituer, on se rend compte que nos ancêtres n’ont pas été épargnés par les événements extrêmes et que ce n’était pas tous les jours « le bon vieux temps ».
Les grands froids Les cas d’hivers sibériens sont légion et on dénombre parfois des centaines de milliers de morts de froid ou de faim comme en janvier 1709. Toute l’Europe est concernée, les lacs sont gelés et celui de Neuchâtel est traversé par des charrettes attelées.
L’hiver de 1830 est le plus froid depuis 1755. C’est la dernière fois que notre lac est recouvert entièrement de glace, comme celui de Constance et une partie du Léman. Novembre et décembre 1879 ont peu à envier au précédant et les photos de l’époque montrent les habitants s’adonner à la promenade ou au patinage très au large du port de Neuchâtel.
Pour nous enfin, une décennie est marquée par 3 épisodes : 
D’abord janvier et début février 1954 : deux vagues de froid mordant font des dégâts et l’abbé Pierre crée Emmaüs.
Ensuite 1956, l’hiver le plus froid du siècle. L’air polaire sibérien s’invite en Suisse le 31 janvier dans un fort flux de bise avant de gagner tout le sud du continent par la vallée du Rhône où il est flashé à plus de 160 km/h. Il faudra attendre le 28 février pour retrouver des températures positives. Enfin janvier 1963 : il est du même tonneau avec un mercure à moins 20 degrés en plaine.
Tempêtes
Deux tempêtes hivernales destructrices se sont succédées en janvier 1739 (Hilaire le 14 et Prisca le 18), leur couloir de passage et leur intensité sont comparables à Lothar et Martin des 26 les 27 déc. 1999.
Il y en a tous les vingt ans en moyenne et parmi les plus violentes, il y a celles de 1645, des 17 et 18 déc. 1854, 20  février 1879, 27 décembre 1886 ou Vivian en 1990. Par ailleurs, une tornade s’est abattue le 12 juin 1926 entre la  Chaux-d’Abel et les Breuleux, détruisant plus de 30 fermes et des forêts entières. Sans oublier la tempête du 31 janvier 1953 qui balaie le nord-ouest de l’Europe. Associée à une forte marée, elle détruit des digues en Angleterre et aux Pays-Bas, faisant plus de 5'000 morts.
Notre climat est aussi marqué par d’autres événements : inondations, éboulements, canicules, sécheresses, étés  pourris, grêle, hivers sans neige ou en excès, etc.
Les technologies actuelles permettent de mieux prévoir et anticiper les effets des catastrophes naturelles mais nos  modes de vie nous en mijotent bien de nouvelles…

 

Jean-François Rumley