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174 - Le mot du Comité suisse

Economies sur le dos des plus pauvres


Dans le pays le plus riche du monde (600 000 francs de fortune en moyenne par adulte), plusieurs centaines de milliers de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. 17% des hommes et 31,5% des femmes ne disposent toujours que d’une rente AVS pour vivre ou plutôt pour survivre. C’est la raison pour laquelle la Confédération verse des allocations complémentaires qui garantissent un minimum vital aux personnes les plus défavorisées.
Cette aide coûte 5 milliards de francs par année et on estime qu’elle se montera à 7 milliards en 2030. Cette rapide augmentation a incité les Chambres fédérales à revoir les conditions d’octroi de ces allocations complémentaires. But de l’opération : économiser environ 400 millions de francs. Les droits des bénéficiaires qui seraient perdants sont garantis pour une durée de trois ans. Mais après ?
Plusieurs milliers de membres de l’AVIVO en Suisse (et certainement plusieurs centaines dans le canton de Neuchâtel) bénéficiant de cette aide, il nous semble important de souligner ce qui changera depuis le 1er janvier 2021.
La franchise de fortune qui était de 37 500 francs pour les personnes seules et de 60 000 francs pour les couples passera respectivement à 30 000 et 50 000 francs. L’activité lucrative du conjoint est actuellement prise en compte à hauteur des deux tiers du revenu réalisé. Ce taux passera à 80%. Au moment du décès du bénéficiaire ou du conjoint survivant, il faudra aussi restituer les prestations reçues au cours des 10 dernières années si la succession dépasse   40 000 francs.
Côté positif, il faut relever que le montant de l’aide au logement entrant dans le calcul du droit aux prestations est légèrement revalorisé mais qu’il est inférieur à l’augmentation moyenne des loyers qui est de 20% depuis 2001.
Si le montant que vous recevez dès janvier 2021 subit des modifications, n’hésitez pas à vous adresser à votre Caisse de compensation. Quoi qu’il en soit, sachez que l’AVIVO continuera à se battre pour assurer la dignité humaine et matérielle des personnes âgées et pour faire respecter la Constitution fédérale qui souligne, à l’article 112, que l’AVS doit couvrir les besoins vitaux de manière appropriée.

 

Gloria Barbezat