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175 - Le comité suisse

 

AVS21: les femmes encore prétéritées

Le pourcentage des actifs est en diminution
constante par rapport aux retraités. De ce
fait, les comptes de l’AVS se dégradent et
il faudra prendre des dispositions pour
garantir les rentes à long terme. Dans cet
esprit, le Conseil fédéral a fait toute une
série de propositions et a organisé une
vaste procédure de consultation. Bien
évidemment, l’AVIVO a été priée de donner
son avis.
Notre association constate que le peuple
suisse a refusé en 2017 un projet qui
prévoyait l’augmentation de l’âge de la
retraite des femmes. Le gouvernement n’a
pas tenu compte de cette cinglante défaite
et revient avec des propositions qui
prétéritent à nouveau les femmes. Celles-ci
seraient obligées de travailler jusqu’à 65
ans, pratiquement sans compensation.
Elles sont déjà loin de l’égalité au niveau
des salaires et elles devraient encore se
sacrifier pour équilibrer l’AVS

A défaut de faire des économies, on pourrait
augmenter les recettes. A part une légère
augmentation des cotisations pour faire
passer les cadeaux fiscaux octroyés aux
entreprises, les cotisations n’ont pas
changé depuis 1975. On pourrait donc
augmenter légèrement les cotisations. Et
surtout, il faudrait élargir l’assiette des
cotisations AVS en les prélevant non
seulement sur les salaires, mais aussi sur les
avantages accordés aux employeurs et tout
particulièrement sur les revenus financiers
réalisés et les revenus de capitaux,
exemptés à ce jour.
A son article 112, la Constitution fédérale
affirme que les besoins vitaux doivent être
couverts par l’AVS. Ce n’est de loin pas le
cas aujourd’hui et des centaines de milliers
de personnes âgées, surtout des femmes,
doivent avoir recours aux prestations
complémentaires.
Il y a une trentaine d’années, les électrices
et électeurs avaient refusé une initiative
demandant que les retraités bénéficient
d’une rente équivalant à 60% du dernier
salaire. L’AVIVO pense qu’il est temps
de reprendre le problème en instaurant une
nouvelle AVS en intégrant peu à peu
le deuxième pilier, dans le respect
évidemment des droits acquis.

 

 


Gloria Barbezat