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175 - Il y a de l'eau dans le gaz

Section du Locle

Il y a du gaz dans l’eau

 

L’eau est la source de la vie sur terre et la seule substance à exister sous ses trois états : solide (glace, grêle), liquide (pluie, lacs, mers) et gazeux (vapeur).Son histoire n’est pas un long fleuve tranquille et l’actualité fait émerger  régulièrement ses facettes sombres de quantité ou de qualité. Sans aller au bout du monde, pensez au Doubs asséché en 2018 et 2020 ou aux dégâts provoqués par un ruisseau en furie au Val-de-Ruz en 2019. Pour tenter de la dompter et ne pas en perdre une goutte, nos ancêtres ont construit des puits, des canaux ou bisses, des aqueducs, des barrages, des fontaines, des moulins, etc. Aujourd’hui on exploite des trésors d’ingéniosité pour collecter la rosée ou capter les gouttelettes des nuages en déployant de grands filets le long des Andes ou de l’Atlas. Plus terre à terre, on envoie même des robots sur Mars pour savoir si les lointaines dernières gouttes ont pu engendrer la vie !
Si 20% de l’humanité n’a pas accès à l’eau potable, propageant des maladies infectieuses et tuant des centaines de milliers de personnes chaque année, le simple fait d’en obtenir reste la mer à boire pour d’autres. Une anecdote personnelle pour l’illustrer, vécue lors d’une mission humanitaire : afin de remplir quelques bidons, il y avait lieu de se rendre au loin jusqu’au puits communal, ouvert de rares heures. Attendre dans une longue file, remplir ses récipients au moyen d’une vieille pompe à main et payer son dû au gardien. De quoi en apprendre la valeur… 
Pas de soucis dans nos contrées avec les robinets magiques, il suffit de les ouvrir et l’or blanc coule à volonté. Elle est d’une pureté irréprochable (désinfectée au chlore ou à l’ozone, filtrée, neutralisée, etc) mais la petite goutte qui fait déborder le vase est que le 40% finit dans les WC, l’arrosage des plantes et le lavage de la terrasse. Une eau qui finit bien maltraitée… Pourquoi ne pas se jeter à l’eau et installer une citerne pour récupérer la pluie des toitures ainsi qu’un réseau complémentaire de distribution pour nos toilettes et les robinets de jardin ? Il se peut que ça glougloute du côté des autorités, la facturation de l’épuration étant liée au relevé du compteur de flotte !
Si l’on ne veut pas se retrouver un jour au régime sec, il faudra bien prendre la vache par les cornes (mais elles n’en n’ont plus). En effet, si la consommation directe d’eau avoisine 150 l. par jour et par personne, les besoins indirects représentent 5'000 l. Ceci en tenant compte des services, la boisson des animaux que nous mangeons, l’arrosage des cultures pour le bétail et les humains, la fabrication des produits industriels et des « biens » de consommation que nous jetons rapidement, etc. C’est donc clair comme de l’eau de source, si les apports annuels par personne sont inférieurs à 1'800m3, il y a déficit hydrique. 
Pour commencer, si on choisissait des produits peu gourmands en eau ?


Jean-François Rumley, mars 2021